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LE REGROUPEMENT PÉDAGOGIQUE DE SENANTES, SAINT-LUCIEN, COULOMBS ET LORMAYE

lundi 18 avril 2022, par rogertempete

LE REGROUPEMENT PÉDAGOGIQUE DE SENANTES, SAINT-LUCIEN, COULOMBS ET LORMAYE

L’école maternelle Maurice Glédel a accueilli ses premiers élèves à la rentrée des vacances de Pâques le 19 avril 1982. L’inauguration officielle a eu lieu quelques semaines plus tard le 19 juin. Depuis, quarante années se sont écoulées. Cette école était le premier maillon d’une chaîne qui allait lier pendant trois décennies la reconstruction de l’ensemble des bâtiments scolaires gérés par le Regroupement Pédagogique créé entre les quatre communes de Senantes, Saint-Lucien, Coulombs et Lormaye. Voici cette histoire que j’avais écrite pour le bulletin municipal de Coulombs. Elle commence avec un premier regroupement des écoles de Senantes et Saint-Lucien.

Nous sommes en 1966 et les effectifs scolaires sont inégalement répartis entre les commune de Senantes et Saint-Lucien qui comptent respectivement 30 et 13 élèves fréquentant l’école. Saint-Lucien risque la fermeture pure et simple de son école. Sur le conseil de l’Inspection académique, seul un regroupement pédagogique peut remédier à cette situation.

C’est une réunion tenue le 27 mai 1966 à la mairie de Senantes qui pose les bases du "Syndicat de regroupement pédagogique et de ramassage scolaire de Senantes et Saint-Lucien". M. Henri FLEURY, alors Maire de Senantes, est élu Président et M. Aristide LEFEVRE, de Saint-Lucien, vice Président.

Le comité syndical élabore les statuts du syndicat qui a pour objet de "prendre en charge au fur et à mesure que les communes les lui confieront les différents services d’intérêts communs, l’acquisition et la distribution des fournitures scolaires, l’acquisition du matériel d’enseignement, l’achat des livres en vue de la distribution des prix, les déplacements scolaires, l’organisation et la gestion d’une cantine scolaire dans chaque commune".

Le siège du syndicat est fixé à la mairie de Senantes tandis que les dépenses sont réparties entre les communes au prorata du nombre d’élèves de chaque commune. La réunion du 6 juillet 1966 est consacrée au fonctionnement des cantines scolaires et montre qu’avec des moyens limités et des bonnes volontés, on surmonte tous les obstacles.

Chaque commune prend à sa charge l’équipement de sa cantine. Celle de Senantes existe déjà, quant à celle de Saint Lucien, il suffit de lire le registre des délibérations : "la cuisinière est prêtée par M. LEFEVRE. C’est une cuisinière courante en parfait état fonctionnant au bois ou au charbon". Plus tard, M. Marcel MARECHAL prête une cuisinière à gaz, M. Henri TARET un meuble réchaud-four, MM. AUNEY et DUVERGER une table…et "les tables ont été recouvertes de jolies toiles cirée".

Dans une cantine, on y prépare des repas et les parents doivent y participer : ‘’les parents paieront une contribution de 2,00 Francs par jour et par enfant. Ils apporteront 25 kilos de pommes de terre par enfant et par an. La cantine fonctionnera toute l’année scolaire. On y servira des repas complets. Les enfants devront cependant apporter leur pain et leur serviette de table".

C’était en 1966 ! Ne trouvez-vous pas un charme désuet à ce syndicat, comparé à celui que nous connaissons aujourd’hui et qui est devenu une véritable entreprise ?

La situation idyllique ne durera pas et le syndicat dont le sort est en partie lié à l’action de ses enseignants ne va pas surmonter la disparition subite du regretté Gérard THIREAU, directeur de l’école, en 1968.

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Gérard THIREAU et ses élèves à Senantes

Malgré les efforts des jeunes institutrices nommées par l’Inspection d’Académie, les écoles manquent d’une véritable direction et les résultats ne sont plus à la hauteur des espérances des parents.

Début 1970, des réunions ont lieu à Coulombs entre les maires de Senantes, Saint-Lucien, Coulombs et Lormaye en accord avec l’Inspection Académique pour préparer l’extension du regroupement et faire bénéficier les communes de Senantes et Saint-Lucien de la classe enfantine dont elles étaient privées (Pour mémoire, la classe enfantine permettait l’accueil des petits à défaut de deux classes pour créer une véritable école maternelle). Les difficultés commencent quand il faut réfléchir aux locaux où seront implantées les classes, aux transports des élèves, aux cantines et aux nouveaux statuts du futur syndicat.

Le 22 mai 1970, le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique de Senantes, Saint-Lucien, Coulombs et Lormaye se substitue au premier syndicat. M. Etienne PETIT, Maire de Coulombs, en assure la présidence en attendant les élections municipales qui se dérouleront début 1971. Il faut cependant tout organiser rapidement avant la rentrée scolaire de septembre. Il n’a pas fallu moins de huit réunions du comité et trois réunions du bureau pour mettre en place le nouveau syndicat.

Si Senantes et Saint-Lucien ont trouvé dans la corbeille du mariage une section enfantine, il n’est pas certain que la dot soit vraiment à leur avantage. Leurs écoles sont fermées alors qu’elles ont encore des emprunts à rembourser et leurs salles de classe sont quasiment pillées car il a fallu récupérer tout le mobilier utilisable par souci d’économie.

En 1971, M. DUTEIL, Maire de Lormaye, est élu Président du Syndicat. Petit à petit, la vie scolaire en commun des quatre communes conduit à abandonner des habitudes sympathiques. Dès Noël 1970, la distribution de jouets dans les écoles est supprimée, sauf à la section enfantine.

La distribution des prix n’aura pas lieu en 1971. Il faut rappeler que les classes sont disséminées. A Coulombs, deux sont au 39 grande rue et une à la mairie (salle polyvalente, club de billard et salle du conseil municipal aujourd’hui), à Lormaye, le groupe scolaire compte deux classes. Comment regrouper les enfants, les parents et les conseils municipaux pour maintenir la tradition ? Même la cérémonie du 11 Novembre à Coulombs perdra son cortège avec les enfants des écoles puisque désormais les enfants des quatre communes sont regroupés dans des classes de niveau et non plus dans des classes uniques.

On le voit, c’est une organisation différente qui se met en place en même temps que les effectifs gonflent. Lormaye avec son groupe scolaire et sa salle polyvalente a une situation favorable. Il n’en est pas de même à Coulombs. La cantine qui était installée dans un sous-sol de la mairie, en dehors de toutes les règles d’hygiène, vient d’être transférée dans le préau qui a été aménagé. M. ELIET, le directeur de Coulombs qui a la charge des trois classes, est tout seul à la mairie, les autres classes se trouvant dans la grande rue. Ce n’est pas idéal.

Dès 1972, le Comité syndical, sur la proposition de M. PETIT, Maire de Coulombs, étudie la possibilité de construire un groupe scolaire. C’est un rejet clair et net de la part des trois autres communes qui refusent de participer financièrement. Il faut les comprendre. Lormaye a son propre groupe scolaire qu’il entretient et n’a, en réalité, besoin de rien tandis que Senantes et Saint-Lucien continuent de rembourser des annuités d’emprunt pour des salles de classes qui ne leur servent plus. Seule, Coulombs est demanderesse en raison de l’inadaptation de ses locaux mais ne peut financièrement entreprendre la construction elle-même car elle s’engage par ailleurs dans un lotissement communal (la première tranche des Hauts Murgers).

Ce sont précisément les lotissements communaux qui vont apporter les difficultés. En 1972, la frénésie des communes pour se développer n’est pas freinée par les plans d’occupation des sols qui n’existent pas encore. Tout le monde se lance dans la construction sans penser au lendemain. Des jeunes couples s’installent et ils ont des enfants. En 1974, les effectifs atteignent 131 élèves. La petite section enfantine comprend 30 élèves âgés de cinq ans. L’accueil en maternelle commence à se poser. Il est demandé avec force par les nouveaux habitants qui viennent pour la plupart de la ville et sont habitués à ces services dont on ne voit pas forcément la nécessité dans nos campagnes. Ce sera une source de conflit entre anciens et nouveaux habitants qui mettra plusieurs années à s’estomper.

En 1975, le Préfet fait savoir au Président du Regroupement qu’il a été saisi d’une demande de construction d’une école maternelle (vraisemblablement par l’Inspection Académique) et qu’il faut choisir le lieu d’implantation. Le Comité syndical répond "qu’il n’est pas nécessaire de prévoir ce projet pour 1976 et qu’aucun dossier relatif à cette construction n’a encore été établi".

A la rentrée de 1976, l’effectif des élèves scolarisés est passé à 136 et 15 élèves susceptibles d’être accueillis en maternelle ont été refoulés. On s’adresse au Maire de Nogent-le-Roi qui ne peut les accepter dans ses écoles. En fait, on cherche à gagner du temps car les élections municipales sont en 1977. On le devine, la proximité des élections est une opportunité que tout le monde saisit. Les parents dont les enfants ont été refusés sont mécontents. Ils constituent un comité de parents qui devient actif.

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L’Écho Républicain du lundi 11 octobre 1976

Désormais, fin 1976, les élus du regroupement sont convaincus que les lotissements qui se poursuivent vont encore augmenter la population scolaire et qu’il faut faire quelque chose. Un terrain est envisagé à la sortie de Coulombs, sur le plateau : quelques parcelles en friches qui n’ont pas été remembrées et qui éviteront d’exproprier des cultivateurs. On décide de contacter un architecte pour évaluer les besoins. Ce sont des paroles mais pas encore des actes.

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Plan parcellaire en vue de l’acquisition des terrains

Les parents d’élèves, eux, passent aux actes et occupent un samedi matin les écoles de la grande rue de Coulombs avec banderoles, distribution de tracts et articles dans la presse. Le 3 janvier 1977, le Président DUTEIL présente sa démission. La proximité des élections, en mars, est un obstacle à cette démission et les membres du comité lui demandent de terminer son mandat et d’expédier les affaires courantes. Durant deux mois, plus rien ne va se passer mais il va de soi que dans les quatre communes toutes les listes qui se présentent aux suffrages des électeurs inscrivent en priorité dans leur profession de foi le projet des constructions scolaires.

Le nouveau comité issu des élections municipales se réunit dès le 6 avril 1977. Sur 16 membres, 5 seulement siégeaient dans l’ancien comité. On mesure le nécessaire renouveau et en même temps la difficulté de l’entreprise. Le rédacteur de ces lignes est élu Président. La première action du Président est d’inviter le représentant des parents d’élèves aux réunions du comité syndical dans un souci d’apaisement. Il est aussitôt décidé de modifier les statuts du syndicat limités au fonctionnement et qui ne permettent pas de construire directement. Enfin, on décide de visiter des écoles maternelles récentes (Tremblay-les-Villages, Nogent-le-Roi et Hanches).

Les réunions vont s’enchaîner car le temps presse et des enfants risquent de ne pas être scolarisés en septembre. Convaincu de la volonté du regroupement, les inspecteurs de l’Éducation Nationale acceptent des solutions provisoires. Ainsi, le 22 avril, on décide d’installer une classe préfabriquée à Coulombs ou Lormaye, de retenir le site de Lormaye pour l’école maternelle et celui de Coulombs pour le primaire.

Le 3 mai 1997, le projet des nouveaux statuts est arrêté. L’achat de la classe préfabriquée est voté ainsi que l’emprunt nécessaire pour cette acquisition. Il est décidé d’acheter les terrains à la sortie de Coulombs au dessus du lotissement et de solliciter la déclaration d’utilité publique. Enfin, la demande d’une création de classe maternelle est faite officiellement.

28 juin 1997. L’installation de l’école maternelle à Lormaye se révèle peu réalisable. Il est décidé que Lormaye conservera ses classes primaires, la classe préfabriquée sera construite dans la cour de l’école de la mairie de Coulombs pour former deux primaires, l’école maternelle sera installée dans les deux classes de la grande rue et il faudra fermer le préau pour le transformer en salle de repos.

Le comité se réunit le 2 septembre 1997 sans savoir si la classe sera ouverte à la rentrée mais tout est en place pour accueillir les enfants y compris le personnel pour le ménage et l’agent spécialisé des écoles maternelles. S’il le faut, les parents d’élèves sont prêts à faire fonctionner une classe sauvage. Avec le recul, il faut bien avouer qu’il y aurait eu beaucoup à dire sur la sécurité et l’hygiène par rapport aux normes actuelles. Ce jour là, il est décidé de contacter les propriétaires des terrains au vu du plan du géomètre et de consulter cinq architectes pour étudier une construction sur le plateau.

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Étude des besoins du Regroupement par l’architecte choisi

La classe attendue est créée et la rentrée se déroule sereinement. Élus et parents d’élèves ont travaillé la main dans la main pourtant tout n’est pas aplani car dès le 10 octobre les élus protestent contre un tract qui laisse supposer que le projet de construction "risque de se perdre dans le désert".

Le Président reste déterminé à montrer le contraire et le 20 février 1978, le comité étudie les plans des architectes qui seront soumis aux conseils municipaux. L’architecte est désigné le 7 mars pour construire une école maternelle à deux classes et ses annexes et un restaurant scolaire. M. SOULIE se met au travail et il faut attendre le 6 février 1979 pour approuver définitivement les plans et lancer l’appel d’offres. Les parents d’élèves demandent la création d’une garderie refusée par le comité qui donne la priorité à la construction neuve.

Le 27 juin 1979, c’est la catastrophe. La situation inflationniste du moment a été néfaste à l’ouverture des plis et le montant des travaux ( 2.103.000 Francs. ) dépasse l’enveloppe fixée à 2.000.000 Francs. Après une discussion "animée" une majorité se dégage pour refuser l’appel d’offres et demander à l’architecte de revoir son projet en supprimant le restaurant scolaire et en prévoyant trois classes dont une servira provisoirement de restaurant.

A la rentrée de septembre 1979, il y a 176 élèves et des classes surchargées en primaire. Malgré le sérieux des employées, les conditions d’hygiène ne sont pas idéales dans les cantines et il est décidé de confier au restaurant municipal de Nogent le Roi la confection des repas.

Le 7 février 1980, le comité prend connaissance du projet remanié de l’architecte, l’approuve et décide de lancer la consultation des entreprises. Le nouvel appel d’offres est à nouveau infructueux mais des économies sont possibles et la négociation avec les entreprises va permettre de respecter l’enveloppe. Le Président est autorisé à signer les marchés. L’opération s’élève à 1.439.000 Francs. Enfin la construction va débuter. Il est temps car les effectifs gonflent en primaire et une nouvelle classe est nécessaire. Elle est créée à la rentrée de septembre qui voit arriver un total de 190 élèves.

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Réunion de chantier le 7 janvier 1981

La construction de la maternelle se poursuit durant l’année 1981. Il est proposé de donner un nom à l’école. Le 23 décembre 1981, le comité choisit celui de Maurice GLEDEL, jeune instituteur né à Coulombs et décédé en 1944 pour faits de résistance.

L’école est isolée du village. Le comité souhaite y adjoindre un logement de fonction. Faute de moyen, il est décidé de confier la construction du logement à la société anonyme d’H.L.M. d’Eure et Loir.

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La nouvelle maternelle bientôt prête

A la réunion du 24 mars 1982, le comité constate l’achèvement de l’école maternelle qu’il décide d’ouvrir le 19 avril 1982. Le déménagement s’effectue durant les vacances de Pâques avec l’aide des parents d’élèves volontaires. L’inauguration de l’école est fixée au 19 juin 1982 et une journée ‘’portes ouvertes‘’ est organisée pour que les parents et la population des quatre communes puissent visiter ce nouveau bâtiment tant attendu. Il aura fallu cinq ans pour le réaliser, non sans mal.

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Inauguration de l’école maternelle Maurice GLÉDEL

En 1983, les élections municipales ont lieu et un nouveau comité est mis en place. Les délégués s’usent vite puisque seulement six délégués sur seize siégeaient dans l’ancien comité. Je n’ai pas souhaité être à nouveau conseiller municipal mais la réglementation n’obligeant pas de désigner un membre élu du conseil au sein d’un comité syndical, le conseil municipal de Coulombs souhaite que je puisse poursuivre l’action entreprise. Je suis donc réélu Président pour continuer au cours de ce second mandat les constructions scolaires.

La rentrée de 1983 s’annonce difficile. Des enfants sont à nouveau en liste d’attente en maternelle et les effectifs continuent d’augmenter en primaire. Le comité engage une réflexion sur la meilleure manière de poursuivre les constructions. Il y a encore deux tranches de travaux à envisager : le restaurant scolaire en priorité et les primaires pour abandonner les classes vétustes du centre bourg de Coulombs. Il est convenu que des classes pourront, s’il le faut, être construites à Lormaye.

En septembre 1983, on dénombre 206 élèves avec le même nombre de classes.

En 1984, le dossier du logement de fonction prévu à la maternelle butte lui aussi sur le dépassement des prix lors de l’ouverture des offres et le regroupement se trouve obligé de prendre la viabilité à sa charge soit 100.000 F. Il est décidé de consulter des architectes pour élaborer le dossier de construction du restaurant scolaire. Dans le même temps, la mairie de Lormaye décide d’agrandir ses bureaux et de prévoir un local pour le regroupement qui participe à la construction à hauteur de 65.930 Francs.

Avant les grandes vacances de 1984, il est fortement question d’ouvrir une troisième classe de maternelle mais tant que l’administration n’a rien décidé, le regroupement ne peut rien entreprendre.

En septembre 1984, il y a 231 élèves et la troisième maternelle est créée. Elle doit s’installer dans la salle de cantine et il faut utiliser la salle d’évolution pour le repas du midi.

Comme pour la maternelle, les propositions des architectes sur le restaurant scolaire sont présentées aux conseils municipaux. Le cabinet d’architecture GIROUX-PICHON est choisi en décembre 1984.

En avril 1985, on compte les enfants car c’est en primaire qu’il va falloir ouvrir une nouvelle classe. Le projet du restaurant est terminé et il est décidé de lancer l’appel d’offres et de réaliser un emprunt pour le financement de la construction. De son côté, la S.A. d’H.L.M. commence la construction du logement de fonction.

A la rentrée de septembre 1985, la classe attendue est ouverte. C’est la cinquième primaire. Elle est installée dans la salle des fêtes de Lormaye à titre provisoire. Les effectifs atteignent 235 élèves, toujours en augmentation. A Nogent-le- Roi, la restauration passe en chaîne froide et il faut installer du nouveau matériel dans les cantines du regroupement pour remettre les plats en température.

Début 1986, la construction du restaurant scolaire a pu démarrer. Les effectifs gonflent toujours. A la rentrée de septembre 1986, on dénombre 263 élèves. Rappelez-vous, il y en avait 131 dix ans plus tôt. Cette situation fait envisager une nouvelle ouverture en primaire dès 1987. Le restaurant scolaire est terminé et sera inauguré simplement. Le restaurant comprend deux salles. Cela permet d’y installer la classe de Lormaye qui fonctionnait dans la salle des fêtes.

En juin 1987, une liste d’attente existe en maternelle tandis que l’ouverture d’une sixième primaire est attendue. Elle sera installée à nouveau dans la salle des fêtes de Lormaye. Il est envisagé de construire une classe en dur à Lormaye dans l’un des préaux.

A la rentrée de septembre 1987 la création de la sixième classe de primaire est intervenue. Il faut se décider rapidement pour une construction. La décision est prise le 28 octobre. L’architecte retenu est M. LUGAND.

En décembre 1987, on étudie le projet de l’architecte qui prévoit à Lormaye une classe au rez-de-chaussée sous le préau qui deviendrait une entrée et des sanitaires et une construction annexe pour la classe tout en prévoyant un aménagement possible d’une bibliothèque sous les combles. Le comité retient ce projet mais décide de le réaliser en deux tranches et accepte la construction de la classe et des sanitaires.

En janvier 1988, il faut élire un nouveau Président. Ma carrière professionnelle rend incompatible les fonctions de comptable public et celle d’ordonnateur d’une collectivité locale. M. PETIT, Maire de Coulombs, est élu.

Les marchés pour la construction de la classe de Lormaye atteignent 486.000 F. et il est décidé d’emprunter pour les financer. La hausse permanente des effectifs oblige à envisager sans tarder la troisième tranche de l’école Maurice GLEDEL à savoir la construction des primaires qui doit permettre d’abandonner les classes vétustes du bourg de Coulombs et de faire face à de futures ouvertures de classes.

A la rentrée de septembre 1988, il y a 266 élèves. Une commission est mise en place pour l’étude de la construction des primaires avant le renouvellement des conseils municipaux de mars 1989 afin de ne pas perdre de temps.

En juin 1989, le comité élit M. JOUAN, Président. L’école de Lormaye reçoit le nom de Gérard THIREAU, instituteur à Senantes, à l’origine de la création du regroupement pédagogique. Le programme de construction élaboré par l’ancien comité est présenté aux nouveaux membres qui décident aussitôt de contacter des architectes. En octobre 1989, M. LUGAND est désigné. A la rentrée de septembre 1989, on enregistre pour la première fois un déclin des effectifs. Il n’y a plus que 254 élèves.

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Le nom de Gérard THIREAU est donné à l’école de Lormaye

En 1990, le problème de la garderie est à nouveau posé par les parents d’élèves. Le projet est adopté à la séance de juin pour être mis en place à la prochaine rentrée.

A la rentrée de septembre 1990, il y a 247 élèves ce qui confirme la baisse de l’année précédente. La récupération de la T.V.A sur les constructions permet d’envisager la seconde tranche des travaux d’aménagement d’une bibliothèque dans les combles de l’école de Lormaye. Dans le même temps, l’architecte présente le projet de construction des classes primaires. Le comité décide de construire 5 classes primaires et leurs annexes à l’école Maurice GLEDEL. Un changement des modalités d’octroi des subventions nettement plus favorables vient à point pour favoriser le vote des élus.

En juin 1991, l’appel d’offres pour la construction de la bibliothèque de Lormaye atteint 143.000 Francs. hors taxes. La rentrée de 1991 permet d’accueillir 257 élèves, chiffre en hausse à nouveau.

Fin 1991, l’appel d’offres pour l’extension du groupe Maurice GLEDEL a été infructueux car il dépasse l’enveloppe. La consultation reprise par marchés négociés permet d’aboutir à un coût de 4.208.563 Francs. hors taxes. Le comité donne son accord et les ordres de services sont signés.

A la rentrée de septembre 1992, il y a 256 élèves donc un effectif en stabilité. Les travaux de construction se déroulent normalement pour s’achever début 1993. L’installation dans la nouvelle école s’opère le 3 mai 1993.

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La nouvelle école primaire accueille les élèves à Coulombs

L’inauguration officielle se déroule le 26 juin 1993 en présence des personnalités départementales. A cette occasion, une exposition sur les écoles de Coulombs puis du Regroupement Pédagogique qui attire de nombreux visiteurs des quatre communes est présentée par Michel Chapet.

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Exposition de Michel Chapet

1977 - décision de construction. 1993 – fin des constructions. En seize années, que de chemin parcouru et de difficultés surmontées sans oublier les quelques huit millions de francs (1 230 000 euros environ) investis avec la satisfaction d’avoir donné à nos enfants et à leurs enseignants un outil de travail moderne et adapté.

Là s’arrête l’article publié dans les bulletins municipaux qu’il me semblait utile de reproduire pour l’information des nouveaux parents d’élèves qui fréquentent les installations du Regroupement Pédagogique.

A partir de 1993, la gestion de l’existant sans autres gros travaux a permis de rembourser une partie des emprunts réalisés pour financer les constructions. Dans le même temps, toutes les communes ont établi des plans d’occupation des sols et l’augmentation de la population ayant été mieux maitrisée, les effectifs scolaires se sont stabilisés.

Jean-Marcel JOUAN est réélu Président durant les années 1994 à 2000. C’est une période plus calme grâce aux nouveaux locaux sur Coulombs. On en profite pour améliorer ceux de Lormaye en réalisant quelques travaux dans la cour de récréation pour favoriser l’éducation physique.

Jean-Marcel JOUAN ne s’étant pas représenté aux élections municipales à Coulombs en 2000, je suis à nouveau élu à la présidence du Regroupement Pédagogique. Mais rien n’est jamais figé et un nouveau problème va se poser. Les normes de sécurité sanitaire ont condamné les cuisines des cantines existantes. Désormais, est appliquée "la marche en avant" qui consiste à suivre un circuit pour servir la nourriture depuis son arrivée jusqu’à la table du restaurant puis un second circuit qui ne doit pas se mélanger au premier pour le retour des plats non consommés et de la vaisselle utilisée. La cuisine de la cantine de Lormaye installée dans la salle des fêtes est totalement hors norme et celle de Coulombs n’a pas assez de surface pour l’aménager conformément aux nouvelles règles. Une mise en demeure du Préfet nécessite un engagement ferme de remédier à la situation pour éviter une fermeture brutale des cantines.

L’urgence est sur Lormaye. Il faudrait construire un restaurant à Lormaye...ou regrouper toutes les écoles sur le site de Coulombs. En effet, l’école de Lormaye dont on ne pouvait pas se passer dans les années 1970 montre ses limites par rapport à l’école primaire de Coulombs. Elle date de 1950, n’a pas de salles annexes, n’est pas aux normes des personnes à mobilité réduite et la structure donne des signes de faiblesse en raison du sous sol (ancien marécage de la vallée de l’Eure et zone bombardée en 1944). Il faudra prévoir des fondations spéciales si l’on construit un restaurant sur place.

Après quelques hésitations et des difficiles discussions, c’est finalement la solution de tout regrouper sur le site de Coulombs qui finit par l’emporter. Il est décidé de construire en premier un restaurant dont la capacité sera prévue pour l’ensemble de toutes les classes regroupées et en second de construire un nouveau bâtiment indépendant pour y installer les trois classes de Lormaye. On envisage de réaliser cette construction sur le terrain d’éducation physique existant ce qui oblige à acquérir d’autres terrains à proximité pour créer un nouveau plateau de sport.

Il faut aller vite car, à tout moment, les services sanitaires peuvent faire fermer les cuisines. Le projet du restaurant scolaire est confié au cabinet d’architecture BUCHER à Maintenon. A la veille des élections municipales de 2008, le dossier est terminé et je signe la demande de permis de construire.

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Construction du restaurant scolaire

C’est Patrick LÉONARDI, élu président du Regroupement en 2008 qui aura la charge de suivre la construction. Le nouveau restaurant scolaire ouvre en 2010 ce qui met aux normes le site de Coulombs. Il faut poursuivre le regroupement des classes de Lormaye sur le site de Coulombs pour fermer la cantine de Lormaye et utiliser pleinement le restaurant neuf.

La construction de trois classes primaires à Coulombs est confiée au cabinet DIAGRAM Architecture à Maintenon. Cette école ouvre à la rentrée de septembre 2013. Elle est inaugurée le 5 octobre 2013.

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Inauguration de l’extension de l’école élémentaire

L’abandon des classes sur Lormaye a conduit à prendre la décision de clarifier le nom des écoles pour bien les différencier : École Maternelle Maurice GLÉDEL et École Primaire Gérard THIREAU pour continuer d’honorer la mémoire du premier enseignant directeur du Regroupement Pédagogique.

Roland PETIT est élu Président du Regroupement après les élections municipales de 2014. Il lui faut encore suivre l’aménagement d’un plateau d’éducation physique sur les terrains achetés ce qui est fait en 2014. La phase des constructions est enfin terminée.

Depuis 1970, ce fut long à réaliser et ce fut compliqué à gérer pour les six présidents qui se sont succédé mais le résultat donne un ensemble cohérent. A l’exception de M. DUTEIL qui est décédé, la photo ci-dessous prise le 2 février 2019 au départ en retraite de Madame Catherine PRÉVEAUX, secrétaire du Syndicat, regroupe tous les Présidents ayant œuvré à cette entreprise. De gauche à droite : Patrick LÉONARDI, Jean-Marcel JOUAN, Catherine PRÉVEAUX, Roger TEMPÊTE, Étienne PETIT, Roland PETIT.

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Les Présidents du Regroupement Pédagogique

Avec un effectif constant d’élèves, les installations actuelles sont satisfaisantes mais l’école maternelle a quarante ans et les premiers bâtiments du primaire vont avoir trente ans l’an prochain. C’est à présent des travaux d’entretien et de rénovation ou de mise aux normes qu’il faut entreprendre pour maintenir l’ensemble à niveau. Si les effectifs venaient à augmenter, des terrains pourraient encore être achetés à proximité pour prévoir une extension. Pour l’instant, les effectifs ont plutôt baissé. On comptait 219 élèves au total en décembre 2021 dont 77 en maternelle et 142 en primaire.

Roger TEMPÊTE - Avril 2022